Quelle sont vos actualités ?
Elles sont nombreuses ! Je vais travailler avec les Beaux-Arts de Montpellier et un master alimentation et biodiversité, autour de la permaculture et de l’écofeminisme. J’agis à échelle locale sur un programme agricole, dans le cadre d’une liste aux prochaines municipales, dans mon village de Bazas en Sud Gironde. Mon slogan est « Soin de la terre, Soin du futur ».
Sans oublier mes expositions collectives en cours, par exemple en France, « Narcisse ou la floraison des mondes » au Frac Nouvelle-Aquitaine ou « Champs libres » au Maif Social Club à Paris.

Comment en êtes-vous venu à intégrer les questions écologiques dans votre travail ?
Très tôt. Mon père américain était très anti-chasse et j’étais déjà végétarienne à 15 ans. Après des études d’art et un an à Shanghaï dans une pollution sévère, j’ai décidé de faire des études de paysagisme horticole. C’est le début d’une longue formation continue, à la fois en France et aux Etats-Unis, en permaculture, régénération des sols et herboristerie, qui irrigue tout mon travail artistique. Par mes recherches historiques sur les représentations du paysage, j’ai compris que la domination de la nature et des femmes sont deux parallèles, ce qui m’a conduite aussi à l’écoféminisme, et à la politique. Je développe le projet artistique le « Nouveau Ministère de l’Agriculture » avec l’artiste Stéphanie Sagot afin de dénoncer les politiques agricoles actuelles.

Quels sont vos prochains projets ?
Je ferai partie de l’exposition collective « The Penumbral Age : Art in the time of Planetary Change » à partir du 20 mars au Musée d’art moderne de Varsovie, et je réfléchis aussi à une pièce sur la biodiversité pour la prochaine Biennale d’Anglet. Je viens aussi de recevoir une bourse pour mener un travail de recherche à la fois mythologique et scientifique sur les plantes, avec la militante écoféministe Starhawk. Et si notre équipe est élue aux municipales, nous avons tout un circuit alimentaire local à mettre en place !

Retrouvez l’ensemble des articles de la Lettre #16 — Fevrier 2020