Interview de l’artiste Janet Laurence

Quelle est votre actualité ?

J’observe l’avalanche de catastrophes qui découlent des actions de l’Homme sur la planète qui ont pour effet d’accélérer les bouleversements climatiques. Cela déclenche en moi un sentiment d’urgence : je vois ainsi clairement l’importance d’agir à travers mon art. Je travaille avec un agriculteur spécialisé en régénération dans un projet appelé « Earth Canvas » (https://earthcanvas.com.au). C’est très intéressant et merveilleux d’être impliquée dans ce mouvement qui mène à une révolution agricole en Australie, un pays qui a été colonisé de la manière la plus nuisible pour son peuple indigène et ses terres. Aujourd’hui, cette terre a besoin de guérison et de régénération pour permettre aux agriculteurs de cultiver notre nourriture et permettre aux animaux de prospérer d’une manière totalement nouvelle, en s’inspirant de l’ancienne culture indigène d’Australie.

Comment en êtes-vous venue à intégrer les questions écologiques dans votre travail ?
Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été consciente de notre interconnexion avec la nature et l’air, en premier lieu par notre respiration. L’observation de l’intimité dans la nature m’intéressait également beaucoup. Je voulais mettre en forme l’expression d’une fusion avec l’environnement, un langage « biophile » qui permettrait un engagement pour les spectateurs. La thématique écologique m’amène à approfondir mes recherches et à fonder mon travail sur la science et l’émerveillement.

Quels sont vos prochains projets ?
J’ai une exposition personnelle planifiée au Musée d’art Yi Hsui de Taiwan intitulée « The Entangled Garden of Plant Memory ». Et aussi, une exposition de groupe « Courants Verts » curatée à Paris par Paul Ardenne à l’Espace Fondation EDF en mars 2020 ainsi qu’une exposition à la National Gallery of Australia intitulée « Know my Name » en mai 2020.
Janet Laurence in her Sydney studio

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